Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 19:44
... NÎMES ... FERIA DES VENDANGES 2015 ... DIMANCHE 20 SEPTEMBRE (TARDE) ... "LES ARÈNES DE NÎMES ONT UN NOUVEAU PRINCE" par Paul BOSC pour "Le Blog de Jiès" ...

Beau temps rafraîchi par un vent en rafales. 3/4 d’arènes.

Confirmation d’Alberto LÒPEZ SIMÒN avec Sébastien CASTELLA et José Maria MANZANARES.

 

... NÎMES ... FERIA DES VENDANGES 2015 ... DIMANCHE 20 SEPTEMBRE (TARDE) ... "LES ARÈNES DE NÎMES ONT UN NOUVEAU PRINCE" par Paul BOSC pour "Le Blog de Jiès" ...

"Les arènes de Nîmes ont un nouveau Prince"

Depuis dimanche, à la nuit tombée, Nîmes a sacré un nouveau Prince : Alberto Lopez Simon. Un jeune espagnol de 25 ans que les aficionados regardent avec les yeux de Chimène même si, pour la première fois et pour confirmer son alternative, il se présentait dans l’amphithéâtre nîmois. Certes il a fait beaucoup parler de lui de Madrid à Aranjuez, de Séville à Istres où il a épargné la vie d’un toro, de Pampelune à Bayonne ou La Brède. Et Alès a même eu le privilège de le présenter pour sa feria 2015. On l’attendait à St-Gilles, les orages ne l’ont pas permis, on craignait que la blessure subie à Albacete dans l’artère fémorale, il y a à peine quelques jours, lui fasse déclarer forfait, mais quand on est torero, les corps et les esprits ne sont pas faits de la même matière que le commun des mortels.

Alberto Lopez Simon, ange fragile, grand et mince dans son costume couleur lilas, écarte d’un souffle la mèche de cheveux brune qui descend devant ses yeux, coiffure importante et épaisse qui le fait ressembler à un jeune étudiant. On disait autrefois qu’un torero s’affirmait ou disparaissait après son premier coup de corne. Pour le Madrilène la preuve du sang a été souvent marquée dans sa chair, notamment à Madrid, le 2 mai dernier et rien ne semble de décourager pour emprunter la route des géants de la tauromachie, celle qu’empruntent Sébastien Castella, José Mari Manzanares et bien sûr José  Tomas. Et avant eux, Ordoñez, Dominguin, Joselito, Paquirri ou Manolete.

D’ailleurs Sébastien Castella et José Mari Manzanares étaient là pour sa confirmation d’alternative en terre taurine française, en clôture de la feria des Vendanges nîmoises. La cerise sur le gâteau de la fin de saison.

Mais si l’on a choisi la crème de la tauromachie actuelle, le choix des opposants, les sept toros (le 2e a été remplacé pour manque de force) de Nuñez del Cuvillo ne pouvaient pas s’inspirer des sept  Samouraïs, ni des sept Mercenaires. Manque de force, manque de cornes, presque tout le contraire de toros… de combat.

Seul le dernier, « Gavilanillo » qui avait chargé le picador avec « les reins » et effectué une « vuelta de campana »avant la deuxième pique, pouvait donner un peu d’émotion à une corrida bien terne où seul Sébastien Castella avait réussi à couper 2 oreilles à son second adversaire après une faena dont le Biterrois à le secret : emballer le toro en le faisant partir de loin, de très loin jusqu’à conclure dans le berceau des cornes, la pointe effleurant la jambe du torero. Et comme l’estocade a été concluante, le public réclama l’obtention des deux trophées. Au deuxième bis, la présidence refusa de lui accorder un trophée, la pétition n’était guère majoritaire et il reçut une ovation du public.

Manzanares, handicapé, sans doute, par un récent traumatisme crânien,  mais qui avait tenu à être présent à Nîmes, a souvent été contrarié par le vent mais le comportement de ses toros ne l’a pas poussé à faire plus que le minimum syndical (avis et silence et avis et ovation).

Reste donc le nouveau Prince des arènes. Il avait été ovationné après la mort du premier Nuñez del Cuvillo, le toro de la cérémonie de confirmation d’alternative. On peut chercher tous les qualificatifs, on peut chercher à comparer son style avec celui d’un autre, mais on ne trouvera pas. Alberto Lopez Simon   se distingue par la simplicité des gestes, aime les mouvements doux et lents et fait glisser sa muleta sur le sable sans que le museau du toro ne l’effleure, sans que l’étoffe ne fasse un vilain pli. Puis après trois ou quatre derechazos il impose la passe de poitrine. Pas plus. Peut-être un peu moins alluré sur les naturelles mais on se souviendra longtemps de sa série de manoletinas finale avant de se jeter sur le dos du toro pour une estocade profonde.

Deux oreilles ... le triomphe.

###############

Merci à l'ami "POLO" pour son texte

et

Merci à l'ami "PACO" pour sa photo

A lire aussi sa reseña sur son site

http://torobravo.fr/nimes-20-septembre-tarde-castella-lopez-simon-et-le-vent/#more-37583

Partager cet article

Repost 0
Published by Jiès Arles - dans Ferias & Corridas
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Jiès Arles
  • Le blog de Jiès Arles
  • : Reportages et Photographies de la Culture et des Traditions Taurines, Arlésiennes et Provençales avec, de temps en temps, des billets "d'humeur" ou "d'humour" et des "coups de coeur" à partager car il n'y a pas que la tauromachie dans la vie ...
  • Contact