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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 09:36

Nous avons  le plaisir de vous présenter les photos des huit  toros retenus qui débarqueront dans les corrales des arènes Maurice Lauche le jeudi 17 juin et qui seront visibles gratuitement les 17 18 et 19 juin aux corrales, de 18 à 20 heures.

 BaltasarIbanAIRE1.jpgBaltasarIbanAIRE2.jpg

Le dimanche 20 juin sera donc l’occasion d’assister à une grande journée taurine, qui commencera à 11 heures par une novillada sans picadors qui verra la présentation de l’élevage français Casanueva, opposé aux novilleros Mateo Julian et Kike.

 AFF-Aire10.jpg

L’après-midi, à 18 heures, grande corrida de toros avec le retour des Baltasar Iban, combattus par Uceda Leal, Javier Valverde et Julien Miletto, ce dernier ayant obtenu il y a 15 jours à Alès un franc succès face à une bonne corrida de Baltasar Iban… également !

 

Tarifs  pour la corrida de 23 à 71 euros. Mise en place d’un passeport comprenant la novillada sans picadors, apéritif et repas de midi, place à l’ombre à la corrida et tertulia finale au tarif de 85 euros.

 

Une grande bodéga sera mise en place aux abords des arènes.

 

Renseignements et réservations à partir du mardi 08 juin à l’office de tourisme d’Aire sur l’Adour, au 05 58 71 68 90 ou au 06 27 81 60 61.

 

Rendez-vous donc le 20 juin prochain, à l’occasion des fêtes d’Aire, pour cette belle journée taurine !!

 Communiqué

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 07:38

La corrida de Dimanche, 13 juin à 17H30, dans les arènes de MAUGUIO

pour la ROMERIA 2010 réunira 3 Toreros, guerriers combattants de respect

qui affronteront 6 Toros de PABLO MAYORAL (Origine Santa Coloma)

090410 IstresRamos 2

 

José Ignacio RAMOS

et un Miura à Istres en juin 2009

Né le 27 juillet 1970 à Burgos
Alternative : le 15 mai 1993 à Vitoria
Ganaderia de Antonio Perez
Parrain : Jose Antonio Campuzano
Témoin : Rui Bento Vasques.

 

100425JS FeriaCrauCorridaPrieto 002

 

 

 

Julien LESCARRET

à Saint-Martin-de Crau le 25 avril 2010

Né le 18 août 1980 à Pessac
1ère novillada piquée : 28 mai 2000
à Brocas
Alternative : 7 juillet 2002 à Eauze
Ganadería El Torero
Parrain : Stéphane Fernandez Meca
Témoin : Antonio Barrera


100425JS FeriaCrauCorridaPrieto 041

 

 

 

Alberto AGUILAR

à Saint-Martin-de Crau le 25 avril 2010

Né le 23 avril 1986 à Madrid
Alternative : 13 août 2006
à Miraflores de la Sierra
Ganadería de Jaime Brujo
Parrain : Ivan Vicente
Témoin : El Capea

 

 

AFF MAUGUIO10

TARIFS
Tribunes F.G.H. Ombre:
1er rang…………………………….…….………..…55€
2ème, 3ème rang…………………………….……..50€
4ème au 7ème rang………………………………..38€
Générale…………………………………………..…30€
Tribunes A.B.C.D.E - Soleil:
1er rang……………………………………………...40€
2ème, 3ème rang…………………………………..35€
Tarif jeune de 12 à 20 ans…………………..........10€
Handicapés…………………………………………25€
Réservations aux arènes de Mauguio
Du 7 Juin au 12 juin 2010
De 10h00-13h00 à 14h30-18h00
Le 13 juin 2010
De 10h00-12h00 à 14h00-17h30
Tel : 04.67.29.25.60
Port : 06.09.14.48.95

 

A NOTER l'effort fait par les organisateurs pour favoriser laccès des jeunes aux arènes avec un tarif préférentiel à saluer

A NOTER aussi la prestation de l'Association des Aficionados Practicos, le matin à 11H00 et ce sera gratuit aussi.


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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 07:13

AFF Nîmes10Alors, franchement les amis, je vous dis que c'est la fin et vous me croyez ... Vous n'avez pas vu qu'il "manquait" 2 reseñas ?... ça ne vous choque pas ? ... Bravo ... ça fait plaisir ! ... bon, allez, je rigole ... je sais très bien que vous l'aviez remarqué mais que, connaissant ma conscinece "professionnelle", cet "oubli" allait être réparé illico presto ... Et bien, c'est fait et illico presto .... vous avez ci-dessous les reseñas des corridas de la Feria de Nîmes à Pentecôtequi ont eu lieu le samedi 22 et le dimanche 23 mai à 18H00.

Je vous souhaite une bonne lecture et, ce coup-ci, c'est sûr ... pour Nîmes à Pentecôte ... c'est FINI ! Merci encore une fois à "SANTIAGO" pour "l'ensemble de son oeuvre" ... amicale.

Jiès

 

Samedi 22 mai, 18 heures: excellents toros de Fuente Ymbro

Enfin une belle et bonne corrida de toros, mis à part le premier un peu fuyard. Ils eurent tous de la charge vive, du piquant, de la caste et de la transmission. Ils demandaient à être lidiés.

Antonio Barrera ( noir et or ), torero habitué aux corridas dures, ne parut pas à l'aise devant son premier adversaire, qui certe avait du piquant, mais qui était parfaitement toréable. Quelconque au capote, il se contentera d'un trasteo ordinaire à la muleta, sans aucun pouvoir sur le toro. Une entière, un descabello et quelques sifflets en conclusion. A son second, il faudra que César Jimenez, lors d'un quite, lui montre son toro, pour qu'il s'y mette. Barrera parait maintenant motivé et commence sa faena par des cambios dans le dos. Après un bon début, il tébuche tout seul, est pris par le toro qui lui donne une rouste d'où il sort meurtri et groggy. Après avoir oté sa chaquetilla, Barrera fait une faena de valiente, peu élégante, et hors de propos devant un tel toro. Une estocade entière pour terminer, et vuelta du torero qui est passé à côté d'un grand toro.

César Jimenez ( rose et or ) hérite d'un beau colorado qui ne reçoit que deux picotazos car l'animal est faible. Cette faiblesse lui donne le défaut d'envoyer la tête en début de passe. Jimenez fait quelques tentatives des deux côtés puis abrège d'une estocade suivie de trois descabellos méprisants, ce qui lui vaut la réprobation du public qui le siffle. César Jimenez qui est un bon torero, va se retrouver avec le cinquième toro, un beau colorado. Il le mettra très bien en suerte aux piques. Après le brindis au public, Jimenez se met à genoux au centre et appelle le toro de l'autre bout du ruedo pour lier plusieurs derechazos et le pecho dans cette position. Voyant qu'il a affaire à un bon toro, il va le citer de 40 mètres, puis de 20 mètres, pour bien mettre en valeur la qualité de son opposant. Derechazos, longues naturelles, pechos, passes de dos, tout y passe mais toujours de profil. A la suite d'une estocade entière, César sera récompensé par une seule oreille. Le bon Fuente Ymbro fera une vuelta posthume, salué au passage par un Jimenez redevenu respectueux.

Ruben Pinar ( blanc cassé et or ) est un jeune et talentueux toreo ignoré des arènes du Sud Est, à l'exception de Nîmes où il a pris l'alternative en 2008, et qui le programme chaque année. Il va exécuter à son premier colorado sorti en troisième position, une faena faite de derechazos à tour complet. Son toro est bon, charge de loin, fait l'avion. Même qualité à gauche. Pinar va ensuite faire des girondinas en série, qui sont des derechazos cités en présentant le dos au toro, position peu élégante mais qui permet de lui faire faire plus d'un tour complet. Six manoletinas pour finir cette faena enlevée et bien dosée. Estocade entière et une oreille au jeune homme. A son dernier, qui fléchit quelques fois, Pinar l'amène au cheval par des chicuelinas en marchant, et la seconde fois par des gaoneras également marchées. La faena démarre très bien par trinchazos et derechazos de réglage. Suivent de belles séries des deux côtés, meilleures à gauche. Pinar réalise trois dosantinas en faisait tourner complètement le toro et porte une stocade foudroyante qui entraîne l'octroi des deux oreilles et la sortie par la Porte des Consuls. Ruben Pinar, un jeune torero que nous devrions bientôt revoir, du moins à Nîmes.

Arènes pleines. Poids des toros successifs: 552, 584, 529, 520, 495, 525 Kgs.


Dimanche 23 mai, 18 heures: une belle corrida de Samuel Flores

Ils étaient magnifiques ces toros de Samuel Flores, représentants de l'incaste Gamero Civico, avec des corps longs et musclés, et des cornes délevoppées et caractéristiques. Toros avec du genio qui demandent à être dominés et bien lidiés, ce que sut faire Ponce.

Enrique Ponce (noir et or ) est le spécialiste de ces toros. Son premier, massif et cubeto, prend deux piques. Il ne se livre pas et il faut la muleta savante de Ponce pour l'améliorer. Le maestro va peu à peu prendre le dessus, imposer son dominio, ce qui aboutira à des muletazos profonds et templés. Le final se fera à gauche par des naturelles circulaires. Le faenon ponciste est conclu par trois dosantinas liées à des pechos. Le triomphe est à portée de la main, mais Enrique pinche deux fois et écoute un avis. Il va pincher deux fois de plus et devra porter encore deux descabellos pour en finir. Le public qui a goûté sa faena est catastrophé et lui fait une ovation. A son deuxième toro, il doute au capote, puis après un début de faena par macheteos, commence à améliorer le toro et à l'intéresser. Mais il torée de loin, de profil et avec une large marge de sécurité. Il nous donne une longue faena technique sans âme. Ce n'est pas le Ponce que l'on connait. A la mort on frise la correctionnelle: deux pinchazo et un avis. Deux autres, un golletazo porté en metesaca, deux nouveaux pinchazos et deuxième avis. Enfin une entière. Depuis le début de la féria, on sent Ponce différent, moins impérial, et surtout piètre tueur. Peut-être sa dernière temporada?

Daniel Luque ( bleu ciel et or ) voit son premier Flores changé car présentant des problèmes aux antérieurs. Son sobrero du même fer sort du toril suspicieux. Il reçoit une grosse pique poussée et une deuxième moins violente. Luque va lui faire une faena composée de séries des deux côtés sans jamais se croiser. Cela ne plait pas au public qui se contentera de l'applaudir après l'estocade. A son dernier adversaire, un toro difficile à fixer et qui ira trois fois au cheval sur les deux picadors, dans un désordre total, Luque va faire une faena de novillero. Il va donner des passes et des passes sans jamais toréer ni encore moins dominer. Il porte une estocade entière et fera une vuelta al ruedo, applaudie pour ses efforts et son dynamisme.

Pedro Gutierrez ''El Capea '' ( bordeaux et or ) est le fils du Nino de la Capea, figura des années 70-80. Mis à part Manzanares, les fils-de ont du mal à se faire un prénom dans ce dur métier de l'arène. El Capea torée comme une multitude de toreros de l'escalafon, sans personnalité mais correctement. Il va donner une faena anodine à son premier adversaire dont il se défait d'une estocade et de quatre descabellos. Son deuxième a des cornes de cerf mais chute à de nombreuses reprises au capote, et sera changé par le numéro 18 de la même ganaderia. El Capea va le toréer de profil en utilisant la charge du bovin. C'est un travail de novillero. Une estocade bien portée lui permet de faire une vuelta devant le bon et gentil public.

Avec la parodie de confirmation des alternatives, El Capea tua le premier et le cinquième, Ponce le second et le quatrième, et Luque le troisième et le sixième car le plus jeune en cartel mais déjà adoubé nîmoisement!

Arènes pleines. Poids des toros combattus par ordre de sortie: 504: 520, 570, 501, 530, 522 Kgs

"SANTIAGO", revistero


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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 07:38

FERIA-PAQUES-2010-ARLES-0174crdm.jpgL'empresa des Arènes d'Arles, Luc Jalabert, avait indiqué, lors de l'annonce des cartels de la prochaine Feria du Riz d'Arles, qu'un poste restait vacant pour la corrida du vendredi 10 septembre 2010 en attendant la fin de la San Isidro à Madrid.

Finalement c'est le valeureux et courageux RAFAELILLO, déjà présent à la Feria de Pâques face aux redoutables "MIURA" qui complètera le cartel de cette corrida de LA QUINTA aux côtés des "2" AGUILAR, Sergio et Alberto.

3 combattants, habitués, sinon abonnés, des corridas dites "dures" pour cette corrida à vocation torista d'autant que les toros présentés à Arles étaient destinés à MADRID !

FERIA-PAQUES-2010-ARLES-7384crdm.jpg

LOGO Arènes Arles

Souhaitons le meilleur aux "3" maestros retenus

"Jiès"

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 07:09

AFF Nîmes10

 

Et voilà ! de quoi terminer en beauté cette série de reseñas des corridas de la Feria de Pentecôte à Nîmes. Je remercie à nouveau "SANTIAGO" qui a bien voulu écrire et m'envoyer très amicalement ces reseñas.

J'espère que vous les aurez appréciées que vous ayez participé aux spectacles ou non et que vous les ayez vus ou ressentis de la même façon ou pas ... à chacun ses sensations ... à chacun ses opinions ... mais pour une même aficion.

"Jiès"

 

Lundi 24 mai, 11 heures: Pablo Hermoso de Mendoza et Leonardo Hernandez triomphent à la corrida équestre


Arènes archi pleines, toros de San Pelayo, propriété du Nino de la Capea. Pablo Hermoso de Mendoza et Leonardo Hernandez sortent par la Porte des Consuls alors que Manuel Lupi est applaudi.


Lundi 24 mai, 17 h 30: mano à mano de non hay billetes et dernière sortie par la Porte des Consuls

Plus de billets à vendre aux guichets pour cette huitième et dernière corrida de toros de la féria, où le public a répondu présent pour aller voir toréer les figuras. Le mano à mano entre El Juli et Sébastien Castella était le point d'orgue de cette brillante féria, avec des toros choisis par les toreros pour l'évênement. Trois Zalduendo et trois Nunez del Cuvillo avaient été retenus. Il n'y eut pas de sorteo car d'un commun accord, Juli opta pour les Zalduendo et Castella pour les Cuvillo. Le sobresaliente était l'inoxidable Morenito de Nîmes.

El Juli ( marron et or ) avait choisi le numéro 62, un bel exemplaire de Zalduendo en levée de rideau auquel il ne fit rien au capote. Le toro fut bien placé à chaque pique, El Juli soignant toujours la lidia. Il commence sa faena en le citant avec la droite et de loin. A gauche les séries sont moins bonnes. Il trace trois dosantinas à tour complet pour conclure car le toro est maintenant arrêté. Il en termine d'un pinchazo et d'une entière. La faena a été technique, sobre, comme une mise en bouche. A son second Zalduendo, n° 167, un castagno oscuro bien présenté, il réalise des séries de véroniques pieds joints, avec larga en guise de remate. Entre les deux piques, El Juli fait un quite par chicuelinas et tafalleras enchaînées. Le toro chute, ce qui oblige le torero à toréer par le haut avec des repos entre chaque séquence. A gauche le toro est éteint et le maestro décide de conclure. Décidemment pas en forme avec l'épée, il devra porter deux pinchazos et une demie de côté, puis trois descabellos, et écoutera des avis partagés. A son dernier Zalduendo, n° 200, il réhitère les véroniques en paron avec la larga en conclusion. Le toro reçoit deux picotazos, puis El Juli va nous faire son quite qu'il avait ramené du Mexique: quatre zapopinas terminées par une serpentina. Le toro possède une bonne charge que le torero va utiliser par deux séries de muletazos cités de 20 mètres. Essai à gauche et retour rapide à droite, côté où le toro est plus noble. Il tuera de deux pinchazos et d'une entière. Si El Juli avait bien tué, ce qui d'habitude est chez lui une qualité, il aurait très certainement récolté deux ou trois oreilles. C'est en triomphateur de la féria qu'il traversera la piste de l'amphithéâtre nîmois et partira sous une grande ovation.

Sébastien Castella ( marron et or ) paraît fatigué depuis le début de cette saison dans le Sud Est. Sa tauromachie est communicative, aussi quand la flamme baisse, le public n'est plus aussi chaud avec lui. Son premier Nunez del Cuvillo, n° 129, est un colorado peu armé auquel il donne cinq véroniques en paron et fait un quite par chicuelinas. Le toro est insipide et la faena à l'unisson, faite de muletazos lents et de profil, avec porfia finale pour provoquer les applaudissements. Sébastien met une estocade entière et coupe une oreille. Son second, n° 203, est un toro léger, limite règlement, avec peu de cornes, et ressemble à un novillo. Castella va lui faire une faena très serrée et liée. Le torillon est noblissime et faible. Tué d'une épée bien placée, cela mérite au maximum une oreille généreuse. Le président céda à une mini pétition et tomba les deux mouchoirs, ce qui provoqua la colère du public. Le torero devra donner les trophées à son peone et se contentera de saluer aux tercios alors que le palco écoutait une bronca. Son dernier Cuvillo castagno, le n° 166, avait également une allure de novillo. D'entrée Castella le véronique jusqu'au centre et termine par une chicuelina et une demie. Le novillo reçoit deux rencontres symboliques. La faena commence par trois cambios de dos, comme lui seul sait les faire, sans bouger d'un poil. Ensuite quatre derechazos et le pecho vont déclancher la musique. Ce sont ensuite des naturelles lentes et des derechazos commencés par une capeina. Comme le toro est devenu arrêté, Castella se met entre les cornes pour son toreo de porfia. Il faudra deux pinchazos, une entière avec un avis pour en finir. Le travail est ovationné. Avec trois oreilles, Sébastien Castella sort par la Porte des Consuls, mais entendra quelques protestations.

Plus de Billets. Poids des toros: 535, 524, 499, 462, 510, 475 Kgs;

Ainsi se terminait cette féria de la Pentecôte nîmoise, à sensibilité torerista revendiquée, au cours de laquelle les arènes se sont très copieusement remplies, et où le public a trouvé ce qu'il était venu chercher: voir des figuras triompher et couper des oreilles. Et en supplément, il y a eu la faena émouvante de toreria de Julio Aparicio, et une oeuvre tauromachique majeure pour l'Histoire de Juan Antonio Morante, le maestro de la Puebla del Rio.

Santiago

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 13:31

Et voici la suite des reseñas des corridas de la Feria de Pentecôte à Nîmes que je vous présente grâce à l'aimable et amicale collaboration de celui que j'appelle "mon revistero" à savoir "SANTIAGO";
Je vous souhaite une agréable lecture aussi bien à ceux d'entre vous qui "ont vu" qu'à ceux qui "n'ont pas vu" et dont je fais partie ...

Et à bientôt pour la suite ...

"Jiès"

 

AFF Nîmes10Samedi 22 mai, 11 heures: deux sorties par la Porte des Consuls

Quand les figuras sont là, les arènes se remplissent jusqu'au dernier gradin de pierre. C'est certainement le cartel le plus abouti qui était présenté ce matin avec trois triomphateurs 2009 face aux toros de Garcigrande, dont le lot avait été l'un des meilleurs courus dans le Sud Est. Après le paseo, les trois maestros furent invités à saluer en piste. Il y avait des vedettes et face à elles un lot de toros imprésentables, hormis le quatrième. Le premier était gacho, le second sans cornes, le cinquième cubeto et le dernier imprésentable. Mais c'étaient des toros qui se laissent couper les oreilles.

Enrique Ponce ( bleu ciel et or ) ne fit pas grand chose à la cape. Il débute sa faena par des trinchazos, genoux en terre, et enchaîne par des naturelles templées qui déclanchent la musique. Le toro commence à gratter. Ce sont ensuite de beaux derechazos terminés par un changement de mains par devant, puis d'autres. Le toro gratte de plus en plus. La faena est longue, trop, et sans émotion. Sonne un avis. Le toro sera long à cuadrer. Ponce porte une demie et sonne le deuxième avis. Descabello et avation. On pensait que le maestro allait mettre les bouchées doubles à son second, le seul beau toro de la corrida. Il n'en fut rien. Ponce parut hésitant dans les capotazos de réception. Le castagno prit deux piques, dont la première en poussant. Ensuite, Ponce n'égrenera que de lointains derechazos et naturelles, sans âme ni passion. Il porte une épée entière et écoute quelques applaudissements.

El Juli (violet et or ) reçoit le deuxième Garcigrande aux cornes réduites, par des véroniques toréées. Il exécute un quite par chicuelinas lentes après la première pique carioquée. Le toro est noble des deux côtés, charge de loin. El Juli en profite pour lier des séries de cinq à six derechazos suivis du pecho. Idem à gauche où le toro est un peu moins collaborateur. Il termine par un toreo de proximité qui porte sur le public. Après cinq autres derechazos à tour complet, ce sera l'ovation. El Juli pinche deux fois puis met une entière. L'oreille accordée est protestée. A son second toro, Julian met le turbo. Il réalise des véroniques en tournant sur lui-même, obligeant le toro à faire le tour complet. Après un picotazo il exécute un quite par farols. Julian a retrouvé la variété de son jeu de cape qui lui permet d'être toujours inventif, jamais répétitif. Le toro marque quelques faiblesses, ce qui ne l'empêche pas de répondre à des cites de loin et de mettre la tête basse dans la muleta. Grande faena du Juli qui laisse le toro se reposer entre les séries, en profite pour se déplacer vers le terrain le mieux approprié à la suite de la lidia. Après un pinchazo et une entière, le toro meurt la bouche fermée. Deux oreilles récompensent cette magistrale démonstration de tauromachie.

Daniel Luque ( moutarde et or souligné de noir ) n'est pas venu pour faire de la figuration. Il attaque son premier toro par des véroniques lentes conclues d'un rebolera complet.Il amène le toro au cheval par galleos, par chicuelinas marchées, puis exécute un quite par tafalleras. Sa faena, souvent de profil, sera faite de longs déréchazos et d'aussi accomplies naturelles. Le toro est excellent mais Luque ne pèse pas sur lui, ce qui dans ces circonstances n'aura pas d'incidences sur la réussite des suertes. Luque plante son épée dans le sol et enchaîne, ce que certains nomment déjà des ''luquecinas'', suerte où le toro passe devant le torero, à doite et à gauche alternativement, avec à chaque fois un changement de mains dans le dos, le tout dans un périmètre réduit. C'est spectaculaire et ça plait. Après une estocade entière et un avis, ce sont les deux oreilles qui tombent. Devant son laid sixième, il va réaliser une faena pléthorique, fuera de cacho, mais ovationnée tout au long de son déroulement. Une estocade entière en bonne place et un descabello entraînent deux nouvelles oreilles. Sortie sur les épaules par la Porte des Consuls d'El Juli, le meilleur torero de ce début du XXI siècle, et de Daniel Luque, jeune loup très prometteur.

Arènes archi combles. Poids des toros par ordre de sortie: 538, 540, 516, 505, 505,497 Kgs.


Dimanche 23 mai, 11 heures: Morante de la Puebla est entré dans l'Histoire

Simon Casas a parié et a gagné. Une corrida déclarée de l'Art avec des toreros véritablement artistes du genre Conde ou Morante, est toujours un pari risqué. Mais quand ça marche, cela devient irréel, du bonheur à l'état pur. Les toros de Juan Pedro Domecq étaient de présentation irréprochable, mais c'étaient des Juanpedro, un peu fragiles des pattes et devant être traités avec douceur. Après le paseo, Javier Conde qui avait grâcié un toro l'an passé dans ces arènes, est invité à saluer, suivi par Morante. Disons tout de suite que les deux garçons étaient venus avec d'excellentes dispositions et volonté.

Javier Conde était vêtu d'un costume multicolore, avec du bleu parme, des motifs orange et vert, du noir et de l'or, le tout d'un bel effet, original et en rien chargé. A son premier toro qu'il reçoit par des véroniques douces, Conde va lui donner une faena de peu de passes, mais de qualité. A la mort il pinche quatre fois car il part toujours de côté. Une entière enfin, et le toro tombe bouche fermée. Un avis avait sonné. Conde écoute quelques applaudissements. Son deuxième toro est protesté car il manifeste de nombreux fléchissements. Il est remplacé par un autre Juan Pedro, bien fait mais lui aussi avec quelques faiblesses de l'arrière train. Javier commence une faena '' à la Conde'', avec des passes de mépris, des changement de mains et des pechos avec le poignet inversé. Trop confiant, le toro le prend et le garde pendu sur les cornes, puis le cherche au sol. Heureusement il ne souffrira que de contusions qui vont le laisser diminué pour le reste de la corrida. Ayant enlevé sa chaquetilla, Conde va donner d'autres séries dans son style, mais avec plus de modération. Un pinchazo et une demie basse avec hémorragie n'empêcheront pas les ovations au torero. A son dernier toro, un castagno, Javier lie des véroniques, puis l'animal prend deux vraies piques. Conde va lui faire une faena commencée à gauche suivie par des derechazos de qualité. C'est une faena avec beaucoup de temps morts, et dans un registre classique. Un pinchazo et une demie perpendiculaire auront raison du toro. Dommage, car Javier Conde était venu pour triompher, mais la rouste qu'il prit à son second toro l'a diminué physiquement. Son départ sera chaudement fêté par le public.

Juan Antonio Morante, de la Puebla del Rio ( grenat et or ) est en ce moment dans une grande période, et les organisateurs seraient inspirés de faire appel à lui. A son premier toro cornicorte, il sculpte de belles véroniques puis fait un quite par d'aussi belles chicuelinas enroulées. Sa faena de muleta est faite de derechazos et de naturelles longs et toréés, au cours desquels le toro fait le tour du corps du torero avant d'être renvoyé loin derrière. Faena torera où rien n'est à jeter. Une oreille après une estocade entière vient récompenser le maestro. Son second toro est un jabonero qu'il reçoit par des véroniques pieds joints. A la suite de la première rencontre au cheval, l'animal lève la patte avant gauche qu'il ne peut plus appuyer sur le sol. Il est changé par un autre Juan Pedro qui s'avèrera faible, mais qui ira jusqu'au bout. Morante va lui donner des derechazos à mi-hauteur, puis des naturelles en le préservant. Une estocade entière de côté achève le toro, et Morante est applaudi chaleureusement. Et puis sort le Juan Pedro Domecq n° 25, de 499 Kilos, avec lequel Morante de la Puebla va signer un chef-d'oeuvre, une faena pour l'Histoire des arènes de Nîmes et même de la corrida en France. Une faena dont on se souvient vingt ou trente ans après, comme celle que donna El Cordobes ici même le 17 mai 1964, mais dans un tout autre registre. D'entrée Morante l'accueille par des véroniques lourdes comme du bronze, avec lesquelles il l'amène au centre pour terminer par une demie d'affiche. Le toro est amené au cheval par des chicuelinas lentes et soyeuses. Le quite se fait par d'autres véroniques en delantal. Morante prend sa muleta et une chaise blanche sur laquelle il s'assoit aux tercios, image que l'on peut voir sur d'anciennes cartes postales de Rafael Gomez '' El

Gallo '' qui exécutait cette suerte de la silla. Morante va dans cette position donner des passea hautes à deux mains suivies du pecho. Avec Morante cela ne paraît pas anachronique car c'est le torero de la tauromachie éternelle. Le toro renverse la chaise. Morante amène alors son toro au centre pour offrir des séries de muletazos des deux côtés, d'une lenteur et d'une profondeur suréalistes, les uns plus beaux que les autres. Le temps semble s'être arrêté et nous avons les poils qui se dressent et la gorge nouée. Un peone a eut l'idée d'enlever la chaise, Morante ordonne de la remettre. Et comme elle est déposée debout, le torero quite son toro, s'avance pour la remettre renversée comme elle était au paravant, peut-être pour ne pas perturber l'animal, puis revient vers lui et enchaîne sa faena.

Entre les séries de muletazos, Morante donne mille détails artistiques faits de molinetes, d'enroulement devant les cornes et autres génialités. Il est impossible de décrire un pareil chef-d'oeuvre, comme il est impossible de le revivre avec la même passion et intensité à la vidéo. Juan Antonio s'élance pour une estocade entière portée dans les règles de l'art. Deux oreilles et la queue et sortie d'apothéose par la Porte des Consuls.

Plein complet jusqu'à l'atrium. Poids des toros combattus successifs: 469, 510, 491, 477, 503, 499 Kgs.

Santiago

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 15:34


Dans le cadre de la Feria de VAUVERT qui se déroulera les 1er, 2, 3 et 4 juillet 2010

AFF-VAUVERT10.jpgles participants retenus pour le Bolsin "El Catavino de Oro" seront :
Samedi 3 juillet a 10h30

Qualification avec 4 vaches de la Ganaderia Pagès-Mailhan et 2 vaches de la Ganaderia Alain et Frédérique Tardieu: pour les apprentis toreros :
FOLCO JULLIEN - Ecole taurine de NÎMES
EL TOLOSA - Ecole taurine dARLES
SOFIANITO - Ecole taurine de BEZIERS
DANIEL TORRES "COTOLA" - Ecole taurine de COLMENAR VIEJO
SERGIO SALAS SUAREZ - Ecole taurine de JEREZ DE LA FRONTERA
ALEJANDRO CARAVACA - Ecole taurine de MURCAI

L'aprés midi à 18h00 Grande Finale du Bolsin

Novillada sans picador
1 novillo de la Ganaderia HUBERT YONNET
1 novillo de la Ganaderia FRANCOIS ANDRE
1 novillo de la Ganaderia ALAIN ET FREDERIQUE TARDIEU
1 novillo de la Ganderia PAGES MAILHAN

SANS OUBLIER LE DIMANCHE 4 JUILLET LA NOVILLADA DE PALHA POUR

FERNANDO TENDERO, JUAN CARLOS REY ET MATHIEU GUILLON

090612-FinaleBolsinVauvert.JPG

Communiqué


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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 06:44

Les aficionados et tous les amis de Mehdi SAVALLI pourront le voir  toréer et le soutenir le 13 juin 2010 lors de la Fiesta Campera organisée par le CTPR "LOS MOLINOS" de Fontvieille au "Patio de Caballo" (entre Fourques et Beaucaire) ...

FC-Molinos130610.jpg... ainsi que le 4 juillet à EAUZE pour la Feria de l'Armagnac où Mehdi SAVALLI affrontera des "BAÑUELOS" en compagnie de Curro DIAZ et Miguel TENDERO. A noter que le matin la novillada piquée verra Thomas DUFFAU et Thomas JOUBERT "Tomasito" face à 4 Dos Hermanas Y Piedras Rojas de Laugier.

FERIA-Eauze10.jpg

1004030JS TomasitoFeriArl100501JS FeriaPalavasCorrida 170

et entre ces deux courses on aura pu voir également Mehdi SAVALLI le 20 juin à ISTRES en compagnie d'Antonio BARRERA et Alberto AGUILAR devant les CEBADA GAGO de Cadix.

Suerte Maestro ...

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 15:35

 

AFF Nîmes10Mon ami revistero "SANTIAGO", que je remrcie de sa collaboration, m' a fait parvenir les reseñas des corridas de la Feria de Pentecôte à Nîmes ... où je ne suis pas allé  ... on ne peut aller partout, je vous le dis souvent ...

Je vous livre le résultat de ce qu'il a "vu ou cru voir", de ses commentaires et réflexions sur une Feria où, comme à chaque fois, il y a eu "de tout" mais qui glogalement devrait se situer dans un "bon cru" ...  je crois !


Pentecôte 2010 à Nîmes: quelques grands souvenirs

En six jours de féria, huits corridas de toros, une corrida équestre, il y eut forcément du bon, du très bon mais aussi du médiocre. En chiffres, la féria peut se résumer par 30 oreilles et un rabo, les sorties par la porte des Consuls de El Juli, Daniel Luque, Ruben Pinar, Morante de la Puebla, Sébastien Castella, ainsi que les rejoneadors Pablo Hermoso de Mendoza et Leonardo Hernandez. Mais ce qui restera longtemps dans la mémoire collective seront la belle faena émouvante de Julio

Aparicio, le chef d'oeuvre taurin absolu de Juan Antonio Morante et la domination impériale d'El Juli sur le Toreo Contemporain.

Nîmes et sa féria ont enregistré de grosses entrées et beaucoup de monde dans les rues. La féria a été brillante, et les spectateurs ont trouvé ce pourquoi ils étaient venus: les toreros vedettes faire de longues et belles faenas avec des toros collaborateurs. Nîmes est une plaza torerista et c'est très bien ainsi. La première corrida avec les Miura ne s'imposait pas, elle s'avérera même anachronique. Voici un résumé de ce que j'ai vu, ou cru voir.


Mercredi 19 mai, six assasins aux cornes douteuses.

Des toros de Miura hauts, longs, âgés, dont les cornes étaient douteuses et certaines scandaleuses. On nous expliquera que ce sont des toros qui tapent beaucoup, qu'il y a des pierres dans le sol de leur finca, que les murs des chiqueros sont durs. Amen. Côté moral ils furent infumables, parfois criminels. C'était la seule corrida torista du cycle, tant mieux! Les aficionados auto-proclamés ''de verdad'' vous diront que ce sont de vrais Miura. Mais si le fer avait été celui d'un ganadero local, les mêmes lui conseilleraient d'élever plutôt du charolais ou du limousin. Padilla ( bordeaux et noir ) fut professionnel. Il essaya, et fit ce qu'il était possible de faire. Il partagea les banderilles avec Mehdi Savalli à son premier, et celui-ci lui rendra la politesse au troisème. Juan José Padilla fut un chef de lidia irréprochable. Rafael Rubio Rafaelillo ( violet et or ) fut héroïque avec ses deux Miura, le plus mauvais lot de l'après-midi. Bon à la cape, il dut pratiquer un combat de rues pour venir à bout de son premier adversaire. A son second, un vrai Miura qui d'entrée cogna sur les burladeros, fit sauter les planches, Rafaelillo se joua la vie à chaque passe. Comment peut-il arriver à tirer deux ou trois naturelles liées à son second opposant qui se retournait comme un chat et lui envoyait les cornes au visage? Une oreille méritée et vuelta chaleureuse d'un public admitarif et compatissant. Mehdi Savalli ( lie de vin et or ) donna les plus belles véroniques de la soirée, des véroniques allurées, templées. Aux banderilles, il fut parfois excellent. A son premier, Mehdi donna quelques muletazos de qualité à droite, mais le descabello utilisé à quatre reprises lui sera fatal. A son dernier Miura, après un bon début de faena commencée par des passes hautes, la main posée sur les barrières, le toro rapidement ne passera plus. Une estocade jusqu'au doigts pour en finir.

Temps venteux, 5 à 6000 personnes environ. Poids des toros tous âgés de cinq ans: 595, 583, 582, 587, 610, 607 Kgs.


Jeudi 20 mai. On attendait José Tomas, nous eûmes Talavante et c'est Julio Aparicio qui nous charma

Les toros de Nunez del Cuvillo avaient été choisis pour Tomas. C'étaient de petits spécimens à l'allure de novillos et aux cornes peu développées. En jargon professionnel ils sont déclarés: bien faits, bonitos, jolis de têtes. Le dernier, un jabonero aux cornes comme des bananes, était scandaleux. Avorton de cinq ans, il aurait pu tout juste être lidié dans un festival de bienfaisance. Mais il faut reconnaître qu'ils ont de la toréabilité comme l'on dit maintenant. Ils sont nobles mais pas fades, et durent pendant les faenas. Ce sont des collaborateurs parfaits. Julio Aparicio ( violet et noir ), ne fit pas grand chose à son premier à qui il servit une faena désuète et sans confiance. Le public le lui fit savoir et le chahuta un peu tout au long de ses interventions ultérieures. Puis sortit son quatrième toro de 520 Kg auquel il donna quelques belles véroniques coulées en chargeant la suerte. Ensuite il amena le toro par chicuelinas marchées ( por galleo ) au cheval. Celui-ci pousse et renverse la cavalerie. Il prend ensuite une autre pique plus légère. On sent que l'on a à faire à un bon toro, et Julio aussi. Début de faena à genoux! Ensuite nous assistons à une magnifique faena faite de séries de longs derechazos templés, terminés par des pechos toréés jusqu'à l'épaule contraire. De la gauche, les naturelles sont de mêmes qualités. Une faena torérissime, avec une muleta de soie. Faena ni courte ni longue, de bon goût. Julio A paricio cette fois ne triche pas et rentre droit pour une estocade entière à effet immédiat. Le public et debout et ovationnera le maestro artiste tout au long de sa vuelta avec deux oreilles dans les mains. Le toro est récompensé d'une vuelta posthume. L'ovation accompagnera Aparicio lors de sa sortie sur les épaules. Le lendemain, pendant la corrida, le bruit citculait sur les gradins que le torero venait de recevoir une très grave blessure dans le cou et la bouche à Madrid.

Sébastien Castella ( parme et or ) n'est pas apparu dans un grand jour. Il fit une faena principalement droitère, à cause du vent à son premier, avec quelques belles séquences, et tua d'une estocade bien portée. L'oreille attribuée par la présidence, sans demande majoritaire, a été protestée et vite jetée. A son second il exécute un quite par taffaleras. Il débute sa faena par son cambio de dos, devenu sa marque déposée, puis se fera souvent accrocher la muleta. Très vite il étouffe son toro, insiste, toréait de profil, ce qui indispose le public. Un pinchazo et une entière pour en finir.

Alejandro Talavante ( vert Nil et or ) rempacé José Tomas, et on y perdit au change. Il fit beaucoup de passes toute la journée, mais ne pesa jamais sur ses toros, et encore moins sur le public. A son premier adversaire, il servit un quite par saltilleras à la cape, puis fera une longue faena faite de series de derechazos lents en faisant partir le toro de loin. Ensuite il va pratiquer une porfia sans intérêt, faire des bernadinas à répétition, tout ça pour mal conclure d'un pinchazo, d'une demie et d'un descabello. A son dernier, le jabonero avorton, Talavante torée de profil avec le pico. Le public commence à avoir froid et surtout assez de cette tauromachie médiocre. Une épée de travers vite retirée, trois pinchazos, une demie et deux descabellos, Talavante n'a pas progressé, ni dans la lidia, ni à l'épée.

Arènes pleine, ceci grâce à l'effet José Tomas. Temps venteux. Poids successifs des toros: 483, 485, 462, 520, 525, 515 Kgs.


Vendredi 21 mai , mauvaise corrida de José Vasquez

Quand les toros sont fondamentalement mauvais, il est difficile aux toreros d'exprimer leurs tallents.

Le lot d'un poids moyen de 500 kilos n'avait pas belle allure. Mais le plus grâve était leur moral. Tous étaient mansotes, coureurs, fuyards, quittant le combat pour aller chercher refuge contre les planches ou au toril. Des toros sans race. Il doit être rageant pour un torero engagé qu'une seule fois de tomber sur ce type de bétail.

Juan Bautista ( gris ardoise et or ) fait une longue faena à un toro qui envoie la tête, cherche les jambes du torero. La mort sera laborieuse: un pinchazo, une entière, quelques descabellos, et deux avis. Son second toro aura quelques problèmes de pattes, mais est le meilleur. Il part de loin, aussi Juan Bautista lui servira de belles séries à la muleta, entrecoupées de chutes. La tauromachie de Juan Bautista ne transmet pas et le public reste froid. Le torero essaye de forcer le destin et porte une estocade au recibir, mais pinche. Un autre pinchazo et deux descabellos pour en terminer.

Matias Tejela ( brique et or ), trouvera la solution à son premier toro, qui comme les autres a tendance à fuir et à quitter le combat. Il va le toréer en dedans, parvenant même à lui faire faire des tours complets. Malheureusement, la mort ne sera pas à la hauteur de la faena où le toro avait été amélioré. Un goletazo, et une entière après un avis.Tejela se contentera de saluer. Son deuxième est encore un fuyard qui fait trente six tours de piste. Après les deux piques, le toro va charger au pas. C'est une bédigue devenue faible. Matias Tejela veut s'en débarrasser, mais porte une quantité in vraisemblable de pinchazos, puis une entière. Bronca.

Le pauvre Arturo Macias ( blanc et argent souligné de noir ), torero mexicain, est tombé dans un traquenard pour sa présentation en Europe. Pourtant le jeune homme n'est dépourvu de qualités, torée avec goût, au ralenti. Il semble ne pas trop savoir quoi faire avec le capote, chose rare chez les mexicains, mais est un bon muletero. A son premier, sans race, il essaye de le retenir en le toréant de près. Il tue de deux demies et de quatre descabellos. A son dernier, il va réaliser de bons muletazos des deux côtés, mais le toro va se désintéresser du combat. Il porte un estocade entière et reçoit une ovation. Il faut le revoir dans de meilleures conditions.

Temps venteux, 8000 personnes environ. Poids des toros successifs: 520, 525, 529, 530, 503, 540 Kgs.


Samedi 22 mai, 11 heures: deux sorties par la Porte des Consuls......( à suivre )


"SANTIAGO"

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 13:56

C'est à l'Espace Luppé des Arènes d'Arles qu'on été dévoilées, hier soir, les affiches, programmes et carteles des Fêtes d'Arles début juillet 2010 et de la Feria du Riz, début septembre prochain.

Cette présentation qui avait attiré beaucoup de monde, certes dans un espace limité, s'est déroulée dans un brouhaha épouvantable et parfaitement inadmissible ...  à croire que, dès lors qu'on ne se trouve pas dans les premiers rangs, toute règle de politesse et de savoir-vivre est proscrite. Ce n'est pas la première fois et ce ne sera malheureusement pas la dernière. A croire que certains ne viennent que pour "prendre place" et attendre l'heure de l'apéritif ... Déplorable !

Cette remarque faite, et dans ledit brouhaha ... inadmissible, les programmes ont été annoncés et détaillés par Luc et Marc JALABERT associant pour la 1ère fois  les Fêtes d'Arles et la Course Camarguaise avec la tauromachie espagnole et la Feria du Riz au cours d'une même présentation.

100527JS FeriaRizPrésentCartelesRSZ 004Sans citer tous les élus et les personnalités présentes  autour du Maire Hervé SCHIAVETTI et de la Reine d'Arles, sont successivement intervenus Daniel RICHARD, Président de la CTEM (Commission Taurine Extra Municipale) pour la course camarguaise (accompagné de Jean-Marie EGIDIO Président de la CTEM pour la tauromachie espagnole), et Marc JALABERT ont présenté le programme de ces Fêtes d'Arles avec la Cocarde d'Argent le samedi 3 juillet, l'Hommage à la Reine le dimanche 4 et le final prestigieux avec la Cocarde d'Or le lundi 5 juillet 2010. Location ouverte à partir du 21 juin. Auront lieu également des courses camarguaises tous les mercredis et vendredis du 7 juillet au 27 août.

 

100527JS FeriaRizPrésentCartelesRSZ 002

Puis ce fut au tour de Luc JALABERT de présenter la Feria du Riz 2010 après que Christian MOURISARD, Président de l'Office du Tourisme ait parlé de la 6ème Edition de la désormais traditionnelle "CAMARGUE GOURMANDE" qui propose tous les produits de notre terroir à cette occasion.

100527JS FeriaRizPrésentCartelesRSZ 010

L'affiche a été conçue par l'artiste-peintre Jean-Claude QUILICI

une_riz2010.jpg

Le programme, détaillé ci-dessous, est alléchant avec l'ouverture dès le jeudi soir par la Classe pratique (novillada sans picador) organisée avec l'Ecole Taurine d'Arles dans les arènes à 21H30 donnant ainsi une place importante à la jeunesse ... et ce sera gratuit.

Une corrida torista le vendredi avec les toros de LA QUINTA  combattus par les "2" AGUILAR, Sergio et Alberto, tous deux en pleine ascension. Le "ème torero reste à désigneraprès le final de la San Isidro à Madrid.

Autre temps fort le samedi avec la tradionnelle Corrida Goyesque dans les arènes décorées par l'artiste New Yorkaise Ena SWANSEA et un accompagnement musical important de CHICUELO II et des chorales arlésiennes entourant des solistes de haut niveau pour un spectacle qui devrait s'avérer haut en couleur et en émotions. Sur le sable, des toros de Daniel RUIZ pour le n° 1 mondial incontestable Julian Lopez EL JULI, l'arlésien JUAN BAUTISTA et José Mari MANZANARES revenu à son meilleur niveau. Un "plus" avec 1 novillo de BOHORQUEZ pour le Rejoneador Manuel MANZANARES, frère du précédent. Un spectacle équestre gratuit organisé par l'Office du Tourisme clôturera cette journée.

Le dimanche 12 septembre à 11H00 se courra la novillada de PALLA avec Thomas JOUBERT "Tomasito", le descendant dune dynastie de toreros mexicains Diego SILVETTI et l'espagnol Alejandro ENRIQUEZ.

Innovation enfin avec la Corrida Concours chère aux aficionados arlésiens puisqu'elle verra le "Cyclone de Jérez" Juan José PADILLA, le mexicain Israël TELLES et "notre" Mehdi SAVALLI face à 6 "Toros de France"  présentés par les frères TARDIEU, les fils d'Aimé GALLON, les héritiers de Christophe YONNET, L'ASTARAC (Gers), Robert MARGE et PIEDRAS ROJAS de Laugier; Parti pris par l'empresa de mettre les élevages français en valeur et au niveau qu'ils méritent désormais. Gageons que le pari sera réussi.

100527JS FeriaRizPrésentCartelesRSZ 013TARDIEU...GALLON...LAUGIER...MARG...YONNET...5 des 6 éleveurs français de la corrida concours

  Cette présentation a été conclue par le mot d'Hervé SCHIAVETTI, Maire d'Arles, avant l'apéritif offert et tant attendu par les bavards ... et les autres aussi ... évidemment !

100527JS FeriaRizPrésentCartelesRSZ 016

Ouverture des réservations le 24 juin pour les abonnements

et le 19 juillet pour les places individuelles.

FeriaRizCarteles.jpg

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 07:00

Ah ! ce Tom GARCIA, quel phénomène !

Un artiste et un grand peintre. Il lui suffit d'avoir une feuille blanche ou une toile de la même couleur, un peu d'encre de chine noire et rouge et un petit bout de bois avec un poil de c... en guise de pinceau japonais et hop ! il vous fait un chef d'oeuvre avec 4 ou 5 traits qui représentent un torero, un cheval, un toro, une andalouse et tout le reste.

Chapeau l'artiste ! mais des fois, "faut le suivre" ... ce que je fais de temps en temps !

L'autre jour par exemple, il m'a téléphoné en me disant : "Jacques, je vais à Monaco pour le Grand Prix de Formule 1 et je t'enverrais des photos dont tu auras l'exclusivité mondiale pour ton blog! ".

Vous vous rendez-compte ...  "Exclusivité Mondiale" pour moi tout seul, c'est quelque chose non ?

En plus, il rajoute ... : "Jacques, je vais voir le "cheval cabré", le toro "rosso" et les "raides bulles" !!! "avec mes amis raseteur, torero et footballeur".

"Le" Tom, je le connais, et c'est pas toujours triste avec lui ... mais là je me dis "in petto" ... "le pôvre, ce coup-ci il a pété les plombs ... s'il croit qu'il va à la corrida, y va être déçu ! ... mais bon, j'ai pas voulu le contrarier et j'ai dis "banco" ce qui, pour quelqu'un qui partait à Monaco et Monte-Carlo, était tout à fait approprié.

Le temps de nous mettre d'accord sur le plan juridique, fiscal et financier par l'intermédiaire de nos conseils et avocats spécialisés respectifs ... le contrat était signé ! (Là j'affabulle  (de champagne)  et j'espère que personne ne gôbe ça quand même !)

Donc, les photos en  exclusivité mondiale ... vous les avez ci-dessous ...

En fait, le Tom GARCIA et Dominique (évidemment, l'un ne va pas sans l'autre) se sont retrouvés à Monaco pour les essais du GP de F1 à l'invitation d'Yves AGOSTINI, Directeur Général de la Société PERNOD qui avait également invité l'inséparable Jean CASTANEDA mais aussi Stéphane Fernandez MECA et Sabri ALOUANI ... d'où le lien avec la tauromachie ... ça y est ? c'est pigé ? on a fait le tour ?

Quand au "cheval cabré" c'est tout simplement une FERRARI et les TORO ROSSO ou RED BULL, des bolides de F1. De l'imagination ... je vous dis ! et le clin d'oeil du torero au "toro rosso". P2.jpg

Le port de Monaco, le circuit... bref l'arène !  P3

Le staff médical et la sécurité, autrement dit ... les areneros !

P1.jpg

Hôtel Hermitage, Mumm sponsor officiel des F1 et filliale de Pernod

P4

Rémy et Pierrick Vidal (Arènes de Beaucaire), Martial Rebuffat, Johnny Ecker (Footballeur), Stéphane Fernandez Meca (ancien torero et empresa des arènes de Beaucaire), Jean Castaneda (ancien international de Foot)

P5

Martial Rebuffat et Tom Garcia (Artiste-peintre)

P6

Sabri Alouani, raseteur, Tom Garcia, peintre, Jean Castaneda, ex- international de foot

P7

Sabri Alouani (Raseteur), Dominique Besnard (Graphiste), Stéphane Fernandez Meca (ancien torero et empresa des arènes de Beaucaire)

P8

Tom Garcia (peintre), Yves Agostini (Directeur Génaral de Pernod pour le Languedoc-Roussillon et Paca), un représentant du club de foot de Mauguio, Jean Castaneda (ancien international de Foot

P9

Dominique Besnard (Graphiste), Sabri Alouani (Raseteur), Yves Agostini (Directeur Général de Pernod pour le Languedoc-Roussillon et Paca), Stéphane Fernandez Meca (ancien torero et empressa des arènes de Beaucaire), Jean Castaneda (ancien international de Foot), un représentant du club de foot de Mauguio.

 

TomGarciaTom qui voit des toros partout est super content car c'est "Red Bull" qui a gagné !


Quant aux "raides bulles" elles sont à consommer et ont été consommées avec modération et pour ça on peut faire confiance à Tom et ses amis ... parole de "Jiès" !

 

Les photos "en exclusivité mondiale" sont de Dominique Besnard ... même celles sur lesquelles on la voit ... aussi forte que son Tommy ... la Domi ... ça doit être contagieux !

En tout cas, les amis, vous avez dû vous régaler.
Une suggestion pour la prochaine fois ... s'il y en a une ! ... moi aussi j'ai un appareil photo qui fait des photos "exclusives mondiales" ... vous voyez ce que je veux dire ? ou je précise ?

Amicalement

Ji-s-logjaunebleu.jpg

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 14:08

Cher ami lecteur,

En cliquant sur le LIEN ICI>>> FERIA ALES Corrida Adolfo Martin tu pourras lire la reseña et voir l'album-photo de mon ami PACO sur son site TARDES DE TOROS

Voici quelques unes de ses photos de la corrida du dimanche 16 mai après-midi avec  6 toros d'Adolfo Martin pour Fernando Robleño (remplaçant José Calvo, Sanchez Vara et Ivan Fandiño.

PAC 4851PAC 4855PAC 4861PAC 4869

PAC 4872PAC 4879PAC 4883PAC 4893PAC 4902PAC 4907

PAC 4914PAC 4916PAC 4929PAC 4933PAC 4938PAC 4947PAC 4951PAC 4971

PAC 4972PAC 4982PAC 4987PAC 5015PAC 5032PAC 5034

PAC 5067PAC 5074PAC 5088PAC 5116PAC 5126PAC 5145

PAC 5164PAC 5174PAC 5184PAC 5190PAC 5207PAC 5220PAC 5223

L’entière caida efficace fit tomber une oreille récompensant plutôt l’ensemble des deux prestations et le pundonor d'Ivan FANDINO.

Sanchez Vara reçut le prix décerné au meilleur torero de l’après-midi, un choix qui ne fit pas l’unanimité dans le public qui le fit savoir par des sifflets

Avec l'amicale collaboration photographique de "PACO"


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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 13:30

Cher ami lecteur,

En cliquant sur le LIEN ICI>>> FERIA ALES Corrida Rejon tu pourras lire la reseña et voir l'album-photo de mon ami PACO sur son site TARDES DE TOROS

Voici quelques unes de ses photos de la corrida de Rejon du dimanche 16 mai à 11H00 avec  6 novillos de Fano pour Raul Martin Burgos, Noelia Mota et Manuel Manzanarès.

PAC 4678

PAC 4682PAC 4689PAC 4691PAC 4694PAC 4702PAC 4711PAC 4715PAC 4720

PAC 4723PAC 4729PAC 4730PAC 4736PAC 4744PAC 4756PAC 4758PAC 4762PAC 4768PAC 4772PAC 4778PAC 4781

PAC 4782PAC 4790PAC 4792PAC 4796PAC 4799PAC 4801

PAC 4806PAC 4809PAC 4813PAC 4816

PAC 4819PAC 4820PAC 4840PAC 4844

Avec l'amicale collaboration de "PACO" pour les photos


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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 13:06

AFF CastellaHaîtiL'évènement s'est passé dans les arènes de Nîmes le 13 mai 2010, jeudi de l'Ascension.

Vous trouverez, ci-dessous, les reseñas des courses de la journée grâce à la collaboration de mon ami revistero "Santiago" que je remercie.


Le temps, surtout l'après-midi, n'a pas été favorable au déroulement de cette journée dont les profits étaient destinés à Haïti. Si le temps fut clément le matin, lors de la novillada de la Cape d'Or, par contre il commença à pleuvoir en début d'après-midi, puis par intermittence tout le reste de la journée. Ceci fut préjudiciable pour le nombre des entrées, estimées à 3500 pour la novillada et à 6000 pour l'ncerrona de Castella. Il faut saluer le geste du torero qui accepta de toréer dans des conditions dangeureuses alors qu'il avait tous les arguments pour faire annuler le spectacle. Le public fut excellent, stoïque sous la pluis et la fraicheur, encourageant et remerciant les novilleros et le maestro.

 

Novillada de la Cape d'Or, 11 heures

Il convient de saluer l'excellence du bétail français en ce début de temporada. Après les novilladas de Patrick Laugier et de Bruno Blohorn à Arles pour la féria de Pâques, puis le novillo grâcié d'Alain et Frédérique Tardieu à Saint-Martin de Crau, ceux de ce matin furent dans l'ensemble tous intéressants, certains supérieurs. Premier novillo de Gallon (395 Kg) mit en difficulté, sans raison, Patrick Oliver (vert bronze et or) dès la reception à la cape qu'il dut lâcher pour sauter les barrières, s'étant fait enfermé. Après une seule rencontre et un picotazo, Tomasito exécuta un quite par taffaleras. Le novillo s'étant amélioré, P. Oliver reprit confiance et réalisa quelques séries entrecoupées de cafouillages et se faisant aviser. Décidément le garçon ne paraît pas en confiance, et c'est un désastre à l'heure de vérité: un pinchazo suivi d'un avis. Une demie retirée et quatre autres pinchazos, suivis du deuxième avis. Neuf autres pinchazos et enfin une estocade entière, mais trois descabellos pour en terminer. Ouf, car la montre du président avait du s'arrêter. Second novillo de Pagès-Mailhan (395 Kg). Il est attendu par Thomas Joubert (bleu pastel et or) au milieu de la piste et dos au toril pour une taffalera à haut risque, suivie de belles véroniques conclues par un rebolera. Après la mono pique et deux belles paires de banderilles posées par Morenito d'Arles, Tomasito attend le novillo au centre de la piste pour lui donner des passes cambiadas de dos ''à la Castella''. Le novillo est excellent, charge de loin, est noble, possède de la vivacité. Thomas Joubert en profite pour étaler toute sa classe et ses qualités toreras dans une faena relachée et de bon goût. Des séries à droite et à gauche alternées avec changement de mains. Pour terminer, quelques statuaires, des trincheras et estocade entière basse. Une oreille méritée pour Thomas et novillo aplaudi à l'arrastre. Le troisième novillo de Jalabert (409 Kg) est vif et puissant. Thomas Dufau (lie de vin et or), lui donne des véroniques autoritaires. Une mauvaise mise en suerte à chacunes des deux rencontres. Patrick Oliver exécute un quite par chicuelinas. En suite Dufau appelle en piste les ganaderos français qui ont offert un novillo chacun pour cette novillada, et leurs brinde son adversaire. Lui aussi commence sa faena par des passes cambiadas de dos avant de tirer quelques derechazos à l'arraché en allongeant bien le bras. Le novillo est dangereux à gauche, et l'essai avorte vite. Retour à droite, mais l'animal a compris le système et cherche l'homme. Intelligemment, Thomas Dufau entre a matar pour une demie concluante et reçoit des appaudissements. Le quatrième novillo de Los Galos (462 Kg) est un véritable toro d'aspect, avec des cornes développées et bien dirigées. Oliver lui donne des véroniques, l'animal serrant à gauche. Il va recevoir deux mauvaises piques, lamentablement exécutées par Marc Reynaud Patrick Oliver semble avoir repris confiance en lui et démarre sa faena par des statuaires suivies de bonnes séries de derechazos templés. La faena est en douceur, des deux côtés en laissant traîner la muleta. Il termine son oeuvre par un toreo de porfia, puis porte une estocade basse, type goletazo qui déclanche une hémorragie bucale.

Belle faena gâchée à la mort. Une oreille néanmoins pour le novillero et la vuelta méritée pour le toro. Le cinquième novillo est de Virgen Maria, ganaderia d'Olivier Fernay (421 Kg). Cette fois-ci Tomasito va s'agenouiller au centre du ruedo pour une larga cambiada a puerta gayola lointaine. Il la réussit et enchaine avec des véroniques et des chicuelinas. Cela est spectaculaire, plait à un certain public, mais reste inutile pour la suite des évênements. Deux rencontres, la seconde citée de loin, et novillo s'employant contre le peto. Dufau fait un quite par chicuelinas, auquel Tomasito réplique par zapopinas. Le novillo est excellent, charge de loin, répète, fait l'avion. Un grand, très grand novillo.Thomas Joubert ne va pas laisser passer l'occasion, et va étaler sa classe dans une longue faena toute en douceur, sans jamais se faire toucher la muleta. Faena construite, avec des temps de repos, des naturelles d'affiches liées aux pechos toréés. Tours complets des deux côtés et public en transe. S'en suivent des bernardinas sans l'épée. Tomasito lève l'estoque et porte une demie profonde. La faena a duré presque dix minutes, et dans ces cas là, il faut accélérer la fin. Très mal conseillé par sa cuadrilla, le jeune homme va attendre que le toro tombe seul. Mais le Virgen Maria est un novillo de grande caste, il résiste et va suivre les barrières sur la moitié du pourtour des arènes. La cuadrilla suit, comme dans une procession. Enfin on se décide de se servir du descabello. Au lieu de mettre un capote sous le mufle du novillo, on laisse le novillero essayer de descabeller à la Roberto Dominguez. Résultat: huit coups de descabellos. Le brave novillo finit par s'agenouiller, mais un peone le fait relever. Descabello final, le temps imparti était depuis longtemps passé. La présidence a eu l'intelligence, dans ce cas de participation bénévole des toreros, de ne pas sonner les trois avis. Faena trop longue, cuadrille mauvaise. Tomasito sera applaudi et le Fernay fera une vuelta méritée.

Le dernier novillo de Blohorn (452 Kg)montre quelques faiblesses de pattes lors des véroniques de reception de Thomas Dufau. Il reçoit deux picotazos et devra être maintenu lors de la faena de muleta Le novillo a des charges longues et franches, mais sa faiblesse enlève toute émotion. Après des séries des deux côtés et de qualité, Dufau essaye de le tuer de sept pinchazos. Le novillo tombera sous le dernier, un peu plus profond. Il faudra apprendre à tuer, messieurs les espoirs français, si vous vouler vous faire un nom dans le toreo. Mais le torero de cet après-midi avait lui aussi quelques problèmes de ce côté à ses débuts. Le jury de la pena Ordonez de Nîmes attribua le trophée de la Cape D'Or à Thomas Joubert. Verdict logique.

 

Sébastien Castella, seul contre six toros, 17 heures.

Il pleuvait à l'heure du paseo, puis l'eau s'arrêta detomber , et le temps de mettre de la sciure sur le sol, la corrida débuta avec seulement quinze minutes de retard. Sébastien Castella fut reçu par une immense ovation, vêtu d'un costume allégé vieux rose et noir. Castella fut tout au long de cette corrida en solitaire, omniprésent, dirigeant la lidia, ne se pressant jamais et donnant à chaque toro la faena convenue. J'avoue avoir un faible pour la tauromachie du biterrois, mais il a fallu que le public apprécie le spectacle qu'il venait de voir, pour après être resté courbé sous les parapluies durant trois heures, sentir encore la nécéssité d'attendre que le maestro sorte, porté sur les épaules par la porte des Consuls, pour enfin quitter l'amphithéâtre. Nous n'allons pas détailler les faenas, assez semblables, faites d'une continuation de passes, liées les unes aux autres, serrées, avec des changements de mains dans le dos, des passes inversées entre les cornes, le tout sous le charme d'un présence et d'une planta torera qui est la signature des figuras. En résumé, castella a toréé comme il sait le faire dans ses bons jours, et si le soleil et la chaleur avaient été au rendez-vous, le triomphe aurait été encore plus complet. Voici quelques faits marquants. Disons tout de suite que les six toros avaient été choisis pour l'évênement, d'environ 500 Kg , bien faits, bonitos, jolis de tête comme disent les professionnels. Entendez par la, aux cornes courtes et bien dirigées. Ils ne reçurent qu'une petite pique chacun. Premier de Albarreal, faible et noble. Après un pinchazo, Castella met une estocade complète. Ovation. Deuxième de Garcigrande est lui aussi faible, mais il a une longue charge et répète. On comprend que ce soit l'une des ganadérias préférées des figuras. Grande estocade de Castella après une faena pléthorique. Deux oreilles. Le troisième est de Nunez del Cuvillo. C'est un toro avec beaucoup de potentiel, qui met bien la tête dans la muleta. Faena droitière conclue par deux pinchazos et une estocade. Deux descabellos, puis le toro tombe seul. Applaudissements. En quatrième position, un Alcurrucen castagno, faible et fuyard. à la sortie, et qui perd sa charge après une mini pique. La faena est toute en douceur mais sans émotion. Castella essaye d'allonger la charge du toro en se mettant entre les cornes, mais le public demande d'arrêter par manque d'intérêt. Estocade entière et le toro va mourir contre les barricades. Le cinquième est encore un Garcigrande qui est excellent par sa noblesse. Sébastien lui donne une série de véroniques templées, en partant des planches et allant au delà du centre. Faena serrée, pléthorique qui étouffe un peu le toro. Castella veut faire du Castella. Une estocade, une autre bien placée délivrant une oreille. Avant la sortie du Garcigrande, Sébastien avait appelé en piste pour un brindis, Simon Casas, auquel se sont joints les matadors français présents. Sauf oubli: Chinito, Curro Caro, Frédéric et Paquito Leal, Alain Montcouquiol, Loré, Marsella, Lesur, ensuite sont venus les rejoneodors Jacques Bonnier et Mari Sara, puis André Castella le père du torero, enfin les sobresalientes Morenito de Nîmes et l'espagnol dont j'ignore le nom. Le dernier fut un El Pilar castagno, solide et qui prit une vraie pique. Belles séries de véroniques de réception pieds joints. La faena débutera par des statuaires et continuera par des passes serrées, muleta souvent accrochée. Peu être la fatigue? La faena est trop longue, le toro finira un peu gazapon, difficile à cuadrer et s'intéressant plus au gallejon qu'au torero. Un pinchazo et une mauvaise épée auront raison de l'animal. La corrida a duré 2 h 50. Le public restera debout pour saluer le départ de Castella par la porte des Consuls.

Santiago

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 13:14

Dans la série "On continue à se cailler les meules même au mois de mai" c'était au coeur des Cévennes, à ALES, que ça se passait pour moi le week-end dernier et plus précisément samedi parce que dimanche c'était pas mieux  pour la météo mais j'étais ailleurs ...Où ? Vous le saurez au prochain épisode !100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 009100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 008

Donc, samedi après-midi à ALES avec un mistral glacial, de l'humidité, un soleil peu éclatant et peu chaleureux en attendant 18H00 (en plus !) pour la corrida de 6 Toros de la ganaderia Baltasar Iban Vasquez aussi beaux et bien présentés que ce que nous les avions vus quelques jours avant chez Granier.Corrida annoncée comme torista et qui a tenu ses promesses à ce point de vue. Lien vers l'Album-Photo de la course  en fin d'article ...

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Les arènes du Tempéras ont accueilli, disons, une grosse "1/2 affluence", si l'on peut s'exprimer ainsi, avec un public frigorifié même sur les gradins au soleil. Public d'aficonados venu voir des toros et de ce côté là il n'a pas été déçu dans l'ensemble, les 3 premiers se montrant plus toréables que les 3 autres qui ont posé plus de problèmes aux toreros.

Impeccable Cavalerie d'Alain BONIJOL, très belle pique de GABIN, ci-contre de dos.

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100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 016Javier VALVERDE, substitué de la dernière heure à Uceda LEAL, "absent-excusé" par certificat médical interposé, a touché le meilleur en premier. 3 rencontres avec le cheval et une bonne faena appliquée et intéressante, le toro se prêtant bien au jeu, mais faena malheureusement assez mal conclue à l'épée.VALVERDE sera logiquement applaudi.100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 018100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 023

100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 026Julien MILETTO montrera son envie et ses bonnes dipositions dès la réception au capote. Une pique et 1/2 suffiront pour ce toro montrant quelques signes de faiblesse, meilleur à gauche qu'à droite et que Julien saura "économiser" pour en tirer le meilleur parti. Au final une bonne prestation pour un torero qui n'a que peu souvet l'occasion de s'exprimer en piste mais qui le fît ici de belle façon. Une entière après pinchazo et un président, inflexible à la forte pétition du public, refusant un trophée qui aurait certainement réchauffé le public et lancé la corrida. Dommage pour Julien, pour nous et pour les arènes d'Alès. Vuelta très applaudie en récompense méritée.100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 035100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 038

100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 048Eduardo GALLO (et non Edouardo comme indiqué sur les panneaux)  a vu le 3ème effectuer une vuelta de campana dont il se releva "bancal de l'arrière" et ne prenant qu'une pique avant de récupérer sa motricité au fil du temps. GALLO le toréa finalement tout en douceur avec beaucoup d'élégance dans les gestes pour une faena agréable à suivre. Une entière pour terminer  et salut au tiers alors qu'il aurait pu espérer mieux aussi.100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 053100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 056

100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 060Tout le monde ayant fait son deuil du "réchauffement de la planète" du Tempéras, le 4ème fit son entrée en piste avec des cornes de grande envergure pointant au ciel et dont se serait méfié le plus téméraire. La première rencontre avec le cheval, violente comme le sera le reste, envoya le picador mordre la poussière et rejoindre la barrière à 4 pattes. Une 2ème rencontre plus normale et bien poussée et un tercio de muleta qui nous laissera sur notre faim après que Javier VALVERDE ait "essayé", avec un bel esprit professionnel, d'amener son adversaire plus loin qu'il ne voulai taller ... en vain. Pinchazo, entière, descabello et applaudissements sans plus.100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 065100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 068100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 070

100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 073Julien MILETTO hérita d'un 5ème aussi cornu que les autres mais doté, en plus, d'une grande "vivacité" c'est le moins que l'on puisse dire puisque, dès les passes au capote, ce fut "vitesse et précipitation"  mais sans affolement et avec beaucoup de courage et de détermination de la part de Julien très motivé et cherchant manifestement le triomphe. 3 rencontres avec le cheval ne calmèrent pas les ardeurs de ce toro aux coups de tête souvent dangereux. Mais Julien MILETTO s'accrocha, réchauffant temporairement l'atmosphère, son engagement lui permettant de gagner et de s'imposer finalement. L'estocade avec une belle entière conduisit le palco a répondre à la pétition du public pour  accorder une oreille très méritoire et méritée. Son sourire lors de sa vuelta en disait long sur sa joie. Dommage qu'on ne voit pas plus souvent dans nos arènes ce torero fort sympathique et sérieux dans son travail.100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 076100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 078100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 087

100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 091100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 093Pour finir et alors qu'un certain nombre de spectateurs quittaient déjà les gradins, le 6ème se présentait toujours bien armé, haussant le mufle aux burladeros et bondissant au capote. 3 ou même 4 piques et toujours autant de vivacité. Eduardo GALLO a semblé vouloir l'entreprendre avec l'élégance qu'il avait montrée à son premier mais il nous a laissé sur notre faim en renonçant assez vite et en abrégeant un combat qui aurait mérité mieux comme final. 100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 094100515JS FeriaAlèsBaltasarIban 101

Vous pouvez voir l'Album-photo de cette corrida en CIQUANT SUR LE LIEN ... ICI >>>  FERIA-ALES-15MAI2010

Pour résumer, à ma façon et à mon avis, une corrida intéressante avec de beaux toros, un Julien MILETTO plus volontaire et motivé que ses deux compañeros ayant fait leur boulot ... ni plus, ni moins. Mais c'est vrai encore une fois qu'une corrida dans le vent et la froidure a toujours du mal a enthousiasmer les protagonistes en piste et sur les gardins et c'est bien dommage pour l'empresa qui se donne du mal pour attirer et satisfaire aficinados et professionnels. Et pourtant c'est tout de même très intéressant de voir aussi des élevages et des toreros qui sortent plus rarement ... non ?...  Moi, je dis, Oui !

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